Pierres de Rêves : le blog d'Emmanuel GLEYZE

« Reste à étudier la nature des pierres, domaine où se manifeste le mieux la folie des mœurs humaines... » Pline L'Ancien, Histoire naturelle.

Interview d’un joaillier à Montpellier

Dans le cadre de mon travail de thèse, j’ai eu la chance d’interviewer une trentaine de professionnels de la pierre. Voilà la retranscription complète d’un entretien avec un joaillier à Montpellier. Mon but ici est de vous faire partager sa vision et son rapport à la pierre, entrer dans son intimité aux pierres précieuses. Il n’est pas un tailleur de pierres fines à proprement parler, il monte ou rénove de vieux bijoux, il en crée aussi des nouveaux. Un de mes buts était d’essayer de comprendre son travail et ses choix de “cailloux”. Je l’ai rencontré dans son magasin et atelier à Montpellier (Hérault, France). 

– Pour commencer, un petit test d’associations d’idées, si je vous dit le mot “pierre”, dans le cadre de votre travail, pourriez-vous me donner trois mots ou trois expressions qui vous viendraient un peu spontanément à l’esprit ?

Un joaillier-créateur – Ça m’évoque “construction”, même si ce n’est pas en rapport avec mon métier, sauf qu’à la base c’est ça. Après, ça m’inspire “fondation”. Mais c’est vrai que par rapport à mon métier, ce mot m’inspire plus le bâti. J’emploie pourtant le mot “pierre” tous les jours dans mon métier, mais c’est vrai qu’en dehors de mon aspect professionnel, si on parle de pierre, ben je sais pas, des pierres, on est entouré de pierres tous les jours, on va à la plage on voit des galets… La pierre précieuse c’est quelque chose d’un peu… on dit “pierre” en raccourci, pierre précieuse c’est en plus…

Insertion manuelle de pierres précieuses dans le cadre de bijoux futurs. Bureau de travail pour la fabrication de bijoux artisanaux avec des outils professionnels. Sapphire bague en diamant sur le bureau du bijoutier

Comment devient-on joaillier ?

– O.K. Puis-je vous demander votre biographie de joaillier (à grands traits), c’est-à-dire avez-vous suivi une formation par exemple ? Dans les grandes lignes…

Un joaillier-créateur – J’ai eu une orientation un peu tardive, j’étais étudiant en architecture, en fait c’était une erreur d’orientation, parce que je voulais aller aux Beaux-Arts, et mes parents m’ont un peu poussé [à faire une école d’architecture]… De ce fait et ne trouvant pas mon compte en architecture, j’avais un ami qui travaillait en bijouterie, et les bijoux m’ont séduit. Je voulais travailler, je voulais faire une rupture avec mes études (enfin la rupture était déjà faite depuis longtemps ! [rire]), et je voulais apprendre un métier artistique. J’étais à Paris à cette époque-là. Il y avait le Marais qui était très prisé, très connu, et il y avait beaucoup d’ateliers de bijouterie. Je suis rentré un peu dans le quartier, et c’est vrai que j’y suis resté un petit moment. Après j’ai fait des formations, tout en restant dans une entreprise, un peu à l’École du Louvre, un petit peu… en fait après c’est un peu comme dans beaucoup de métiers, on apprend beaucoup par soi-même. J’ai commencé à vingt et un, vingt-deux ans, alors que je ne suis jamais rentré comme apprenti, je ne suis jamais rentré dans un cycle d’école permanent. On apprend beaucoup par soi…

Bijouterie artisanale avec outils professionnels. Réparation des anneaux. Mettre le diamant sur la bague. Un procédé artisanal de bijouterie, fabrication de bijoux.

« L’association d’un produit de la nature vraiment unique et l’apport du savoir-faire de l’homme… »

– D’accord. Une autre question : qu’est-ce que les pierres précieuses ?

Un joaillier-créateur – Oh, les pierres précieuses c’est fascinant. C’est en fait l’association d’un produit de la nature vraiment unique et l’apport du savoir-faire de l’homme pour embellir cette matière. 

« L’art d’embellir ce que la nature nous propose… »

– Et si je vous demandais une “définition” de la pierre précieuse, si ça a un sens pour vous, comment pourrait-on définir la pierre, la pierre précieuse ?

Un joaillier-créateur – Ben la pierre précieuse c’est l’utilisation de cette matière, c’est vrai que je pense plus en tant que matière, qu’en tant que pierre. Comme je vous le disais au début, pour moi la pierre c’est quelque chose d’assez précis finalement, plus général, plus utilitaire [le bâti en pierre ?]. Mais c’est vrai que pour les pierres précieuses, c’est plus le côté artistique, l’art, l’art d’embellir ce que la nature nous propose. 

– Pourriez-vous me parler d’un bijou en particulier (un cas un peu pratique), que vous auriez travaillé, que vous auriez créé ? Pourriez-vous me parler de votre pratique, dans les grands traits ?

« Belle par elle-même »

Un joaillier-créateur – Alors moi, j’ai deux aspects dans mon travail, il y a ce qu’on me confie, en première partie. Une personne me propose un bijou, par exemple un bijou démodé, avec une bonne base, c’est-à-dire une belle pierre, une monture usée, démodée donc. Et donc en fait, il faut reproposer un travail, de remise en valeur de la pierre, avec les tendances actuelles. Donc en fait, là c’est mettre un nouveau visage un peu sur le… Et après il y a aussi les pierres qui me séduisent. C’est-à-dire s’il y a un marchand de pierres, qui me présente sa collection, et là il y a des pierres qui me séduisent. Alors en fonction des budgets évidemment ! Bon, y a toujours un rapport à l’argent. Alors donc il y a des pierres qui me séduisent, et quand j’achète ces pierres, je ne sais pas ce que je vais en faire. La pierre est belle par elle-même. Elle est belle, elle pourrait rester dans une vitrine. Et cette pierre je l’achète, et je n’ai aucune précipitation pour la monter. J’attends de trouver la meilleure façon de la monter. Mais c’est vrai que j’ai envie de la garder en tant que pierre… euh, y a rien de hâtif. Y a rien de hâtif, j’ai quelques exemples de pierres là, que j’ai achetées il y a quelques années, qui sont jolies, et j’ai un peu envie d’en profiter en fait avant de les revendre [rire]… Même si je les vois pas parce qu’elles sont enfermées. Mais en fait je les regarde, mais… c’est un plaisir d’avoir entre ses mains… Alors c’est aussi bien une pierre que j’achète qu’aussi bien une pierre qui est confiée par un client (et qui a beaucoup de cachet). C’est un plaisir de l’avoir à soi, que ce soit une heure ou une semaine, ou un peu plus longtemps. 

– Finalement, qu’est-ce qui détermine votre choix dans l’acquisition d’une pierre ? C’est un pur sentiment esthétique, parce qu’elle est belle ? Si ce n’est pas indiscret…

Elles sont vives & vivantes…

Un joaillier-créateur – Dans ma vie, je suis très réceptif au coup de cœur, je suis assez entier dans mes choix, euh… dans tout, j’aime ou j’aime pas, j’ai pas de juste milieu. Et les pierres, il y a un côté vif, il faut qu’elles dégagent un côté vivant, euh… il ne faut pas qu’elles soient ternes, faut pas qu’elles soient nuageuses, il faut qu’elles soient vives. Il vaut mieux (comme je dis souvent) une petite pierre vivante, qu’une plus grosse complètement éteinte. Il y a un côté de séduction comme je vous le disais, euh… et puis il y a un rapport aussi au budget, puisqu’il y a des pierres qui me plaisent mais qui sont hors de ma portée. 

L’Ambre consiste en une fossilisation de certaines résines végétales…

– Si vous donnez un thème comme “la pierre et le temps”, est-ce que ça vous évoque quelque chose, en tant que joaillier et créateur ?

Une pierre « au-dessus du temps »

Un joaillier-créateur – La pierre c’est quelque chose qui surmonte le temps en fait. Quand on me confie des diamants qui ont été portés par trois générations, la pierre est toujours la même. Alors au niveau de la monture, comme je vous disais précédemment, la monture s’abîme, se démode, mais la pierre par elle-même, elle, elle est au-dessus du temps. 

– D’accord. Je vais vous poser une question peut-être un peu intime (mais vous n’êtes pas obligé d’y répondre !), finalement cette confrontation avec la pierre précieuse au fil du temps, qu’est-ce que ça vous a apporté ? Un tailleur de pierre (qui, lui, façonne la pierre), m’a expliqué qu’en gros sa confrontation à la pierre le rendait humble, parce que la pierre ne fait pas de cadeau, elle casse, etc. Qu’en pensez-vous ?

Un joaillier-créateur – Oui, absolument, je rejoins un petit peu cette idée, oui ça rend humble, c’est l’association de ce travail, et ce côté éternel qu’on a là devant. Ça ne fait pas de cadeau, le résultat n’est que le résultat de ce qu’on est capable de faire. Donc il n’y a rien qui nous aide, enfin là, je parle du travail qui est autour [notre joaillier ne travaille pas la pierre, il la sert (il la monte)], la monture. Et c’est vrai qu’après ce qui rend heureux c’est la satisfaction du client, et on est en attente de la façon dont… Par exemple rendre une bague à quelqu’un, j’attends un peu un avis, j’en ai besoin. Parce que moi j’ai mon idée, mais c’est vrai qu’on a besoin d’avoir un regard extérieur, dans n’importe quel travail je pense. Et je suis en attente de ça, je suis en attente de ça parce que j’aime voir le bijou porté sur la personne pour qui il est destiné, et c’est vrai que ça remet beaucoup de choses à leur place quoi. 

– Est-ce que vous avez des projets en particulier dont vous pourriez me parler, de confection, de mise en place d’un bijou en particulier ? Un bijou, actuellement, qui vous parle un peu plus que les autres.

« Chaque pierre est considérée comme une unité »

Un joaillier-créateur – Non, non. En fait, moi, j’ai un gros problème, c’est que j’aime faire les choses à l’unité, j’aime faire un travail, pour une pierre, parce que je personnalise. Par exemple, j’ai commencé à travailler en faisant des travaux dans des ateliers où l’on faisait de la série. C’est-à-dire qu’on fait x fois la même pièce, et ça me posait un gros problème parce que je n’y trouvais pas d’identité, c’était comme si une machine, un robot faisait… Je faisais le travail d’une machine en fait. Des fois quand je fais un modèle je me dis : « Là tu devrais faire un moule », mais c’est une idée qui s’évade très très vite. Parce que dans mon activité j’aime faire les choses à l’unité, pour chaque pierre. Chaque pierre est considérée comme une unité. Et je la considère en tant que telle. C’est l’opposé un petit peu de la société actuelle, on essaie de tout cloner, de faire de la grande série, où on uniformise tout même au niveau des idées, tout ça, là c’est l’opposé en fait. 

– Pour le coup (de ce que vous m’en dîtes), c’est la pierre qui va déterminer…

Un joaillier-créateur – C’est la pierre qui va déterminer la façon dont, enfin j’exagère un peu bien sûr… en fait dans mon travail, même si je fais deux fois le même travail il y a une histoire de proportion. Une pierre qui fait sept millimètres, un ovale qui fait sept millimètres et une pierre qui fait sept millimètre trois, eh bien (trois dixième en plus), elle a besoin de proportions différentes. Donc, on ne peut pas faire une monture standard et l’adapter à des choses de manière identique. 

– Vous considérez que vous faites comme je l’ai entendu ailleurs, des bijoux d’auteur, une expression qu’on emploie parfois dans le milieu du bijou contemporain ?

Faire correspondre l’homme à la pierre…

Un joaillier-créateur – Oui, c’est vrai… alors… j’ai un côté… le problème des artisans c’est qu’ils ne savent pas se mettre en valeur. C’est vrai il y a des gens qui ne sont pas des créateurs et qui ont un côté beaucoup plus marchand, et qui le font [de se mettre en valeur]. Le problème de l’artisan c’est qu’il est assis dans son atelier, il a pour but de faire sa forme, de faire sa courbe, son volume, et il y a un travail à faire de ce côté-là. Ça c’est un peu notre faute, on est entouré d’agressions commerciales, ils en rajoutent trop, et nous c’est complètement l’inverse. Parce qu’on n’est pas accro à… moi, une pierre, je suis pas accro à la vendre. J’aime la vendre à quelqu’un qui me plaît en plus. Oui, c’est pas exagéré ce que je dis, j’ai envie de la vendre à quelqu’un qui lui correspond. En fait, moi j’ai une petite clientèle, ça me va très bien, hein ? Je n’ai aucune ambition d’exploser les volumes, les chiffres. J’ai peut-être tort, mais c’est mon tempérament qui veut ça.

« C’est vrai que j’ai choisi un métier qui me permet de m’isoler, qui me permet de manipuler des matières exceptionnelles »

– J’aimerais avoir votre avis sur une citation d’un auteur qui s’appelle Georges Devereux et qui écrit par rapport à la matière : « L’homme a une réaction de panique devant le manque de réactivité de la matière. Son besoin de nier celui-ci et de maîtriser sa panique le pousse à interpréter de façon animiste les événements physiques et à leur attribuer des “significations” qu’ils n’ont pas, afin de pouvoir les éprouver comme des “réponses”». Qu’en pensez-vous ?

Un joaillier-créateur – Il y a beaucoup de choses…

– Sur la question de l’homme qui a une réaction de panique face au manque de réactivité de la matière ? (…).  

Un joaillier-créateur – Y a pas de panique, il y a un besoin d’évasion, on a besoin de s’isoler dans ce travail. Y a peut-être plutôt un besoin de fuite plutôt, on fuit… je ne sais pas, quelque chose. Mais ça en fait ça peut être dans n’importe quel travail, les gens qui s’acharnent dans des travaux. (…) On se sert de la pierre pour se… pour moi au travers d’un travail [d’un métier ?], on essaye de trouver une place, une valeur dans la société. Mais ça dans n’importe quel métier c’est pareil, on choisit un petit peu ce qu’on veut représenter vis-à-vis de la société. C’est vrai que moi j’ai choisi un métier qui me permet de m’isoler, qui me permet de manipuler des matières exceptionnelles. J’aurais pas été capable d’être, je sais pas moi, d’être infirmier. Enfin j’ai rien contre les infirmiers, mais dans la réponse à la souffrance des gens, toute la journée baigner dans des soucis permanents, voir les gens souffrir, bon ce n’est pas mon tempérament. J’aime aussi utiliser mes doigts, j’aime créer, c’est mon tempérament qui est comme ça. Mais c’est vrai que la matière, c’est vrai que je me sens privilégié des fois d’avoir… quand un client me confie une belle pierre, déjà je sais que j’ai sa confiance pour l’avoir, et c’est vrai que je fais tout pour répondre à ce qu’on me demande, et c’est ce qui me rend heureux. En fait j’ai un peu un rejet de la société dans son ensemble, mais je recherche des relations fortes en même temps aussi. C’est un peu comme je vous disais au départ, un côté entier qui fait qu’on n’arrive jamais à se mettre à moitié. 

« Il y a un souci d’élégance »

– Une dernière question peut-être, quand on voit ce qu’est capable de faire l’homme face à la matière (je pense par exemple au tunnel sous la Manche creusé dans la craie, un véritable gouffre financier !), je me pose la question de savoir si l’homme maîtrise autant que ça la matière. Quelle marge de manœuvre avez-vous dans votre pratique face à la matière ?

Un joaillier-créateur – Moi c’est vrai que je fais un métier où les choses sont restées assez traditionnelles. Les outils n’ont pas beaucoup changé, alors on peut supposer que dans les métiers du bâtiment il y a des possibilités qui n’existaient pas avant, c’est un défi permanent. Quand on fait le pont de Millau, des choses à portées très longues, avec des supports et des matières très éloignés, alors ça doit donner des satisfactions à ceux qui font l’œuvre. En bijouterie, c’est resté un petit peu traditionnel, il n’y a pas de défis de vouloir, euh… il y a un souci d’élégance. Mais après au niveau technicité, c’est assez figé. Alors par exemple maintenant il y a des bijoux au niveau des sertissages, on aimerait que le diamant soit… on aimerait bien faire des effets. On aimerait par exemple, que le diamant soit en suspension totale, présenté au creux du cou et qu’on ne voie absolument pas le montage. Alors on cherche en effet à faire des montages très fins, tout ça c’est que de l’élégance, mais après, il n’y a pas de volonté agressive de vouloir dompter la matière, je ne pense pas. Contrairement dans le bâtiment où ils cherchent un peu à faire du performant, à faire les choses de plus en plus vite. Nous, on reste dans un métier où la beauté reste la priorité. 

Une langue en voie d’extinction ?

– Quand vous imaginez ce que va rendre un montage avec une pierre, entre le départ dans votre imagination et le résultat final, il y a des différences parfois ?

Un joaillier-créateur – Oui, oui, quand même. Le problème c’est qu’on est trop temporisé, rationalisé et frileux dans notre société, il y a beaucoup moins d’élan qu’avant. Y a des époques où il y avait beaucoup plus d’exubérance, beaucoup plus d’élan, et là c’est vrai qu’on se confronte un petit peu à une société, où on sent qu’il faut faire un peu attention à tout, c’est à l’encontre de l’exubérance, de la folie des formes quoi. Et donc on est véritablement influencé par des choses un peu sobres, mais bon on se débrouille avec, y a pas de problème [rire] ! La bijouterie c’est une évolution, il y a eu les années (enfin, commercialement j’ai pas connu moi), il y a eu les années soixante-dix où le bijou avait beaucoup plus d’importance, les gens avaient moins l’occasion de gaspiller leur argent que maintenant. Enfin j’exagère, il y a beaucoup de gens qui mettent en avant le fait d’avoir des maisons plus confortables, voyager plus. Avant c’est vrai que le bijou avait une place beaucoup plus importante. Les gens achetaient de l’immobilier, ils vivaient normalement, et après le bijou il le fallait… d’ailleurs il y avait un peu des bijoutiers de famille, comme il y avait un médecin de famille. On avait confiance dans une adresse, et tous les achats, euh… le solitaire, les pièces d’identité pour les enfants, tout s’achetait à la même adresse. Et maintenant c’est quand même différent, mais c’est bien que ce soit aussi différent, parce que ça permet de se valoriser. Moi ça me permet d’avoir des clients qui viennent d’ailleurs, enfin, je trouve ça bien. Mais c’est à moi, à nous, créateurs, de faire un effort pour séduire les gens. De toute façon ce n’est pas la faute des autres, c’est à soi de proposer des bijoux qui… et c’est vrai que c’est un travail de tous les jours, il faut avoir des idées, et il faut pas se faire polluer par l’environnement actuel, parce que si vous entendez que des catastrophes, ça ne vous donne pas envie de faire des belles choses derrière. Donc c’est un métier où il faut être un peu égoïste, et où il faut un peu s’isoler, et il ne faut pas être trop influencé par les gens qui vous vendent de la morosité toute la journée. Et bon, c’est peut-être une langue en voie d’extinction ça [rires].

Rencontre du lundi 4 décembre 2006

Vous pouvez aussi lire mes deux billets sur Le diamant : l’indomptable et sur L’Or vert : le jade et l’Orient ancien

Exposition de diamants au Deutsches Edelsteinmuseum (visite du 25 mai 2006) de la ville d’Idar-Oberstein en Allemagne, 2006, photo : E. Gleyze

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